5e Recensement général de la population et de l’Habitat : l’INSD sollicite l’accompagnement des autorités religieuses

La délégation du MINEFID a rencontré le président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger

Le 5e RGPH se tiendra du 16 novembre au 15 décembre 2019 sur l’ensemble du territoire national. Afin de réussir l’opération qui permettra de faire une mise à jour des statistiques démographiques du pays, l’Institut national de la statistique et de la démographie a initié des rencontres d’explication et de plaidoyer auprès des autorités coutumières et religieuses.

Dans la soirée du jeudi 14 novembre 2019 à Ouagadougou c’était le tour du président de la conférence épiscopale Burkina-Niger. Mgr Laurent Dabiré, par ailleurs évêque de Dori de recevoir la mission du ministère en charge de l’économie. La rencontre a eu lieu au Centre Cardinal Paul Zoungrana. Le secrétaire général du MINEFID, Abel S. Somé et le Directeur général de l’INSD, Boureima Ouédraogo sont allés expliquer les enjeux du 5e RGPH et solliciter l’accompagnement de l’Eglise famille pour le bon déroulement de l’opération.

Le président de la Conférence épiscopale du Burkina-Niger, Mgr Laurent Dabiré, par ailleurs évêque de Dori, a remercié la délégation pour cette démarche et s’est réjoui de la tenue de ce 5e  recensement général. A l’entendre, cette opération qui sera menée sur le territoire est une satisfaction car, c’est un signe que le Burkina Faso « continue de fonctionner, se bat pour poursuivre ses missions malgré la période difficile que nous vivons ». D’où ses encouragements aux autorités du pays mais aussi aux agents qui seront sur le terrain.

Le Secrétaire général du MINEFID, qui a conduit la mission a expliqué à l’hôte du soir, que le 5e RGPH est une opération importante : « par les résultats qu’elle peut obtenir, elle intéresse aussi bien les autorités administratives que d’autres types d’autorités y compris religieuses puisse que, les données qu’elles vont produire sont très utiles pour la conduite des différentes actions de développement au niveau de l’État. Les différentes politiques publiques qui sont mises en œuvres, ne peuvent pas être pertinentes si elles ne s’appuient pas sur ces données ».

FEME a rassuré de son accompagnement pour la réussite du 5e RGPH

Le 5e RGPH se déroulera dans un contexte difficile marqué par l’insécurité et le déplacement massif de la population. Mais le DG de l’INSD, Boureima Ouédraogo a tenu à rassurer que des dispositions sont prises pour juguler les difficultés : « Depuis que nous préparons cette activité, nous sommes en interaction avec les autorités sécuritaires pour minimiser les différents risques possibles. L’idée est de réaliser un recensement dans de meilleures conditions possibles. Il est évident que du fait de la situation sécuritaire, nous ne pourrions pas arriver dans toutes les localités du Burkina Faso mais, il y a eu un travail qui a été fait avec les personnes ressources, les populations locales et les autorités pour nous assurer que toutes les zones identifiées comme des zones difficiles d’accès, nous trouvions des stratégies pour pouvoir y accéder si c’est possible soit trouver d’autres alternatives par des techniques statistiques pour faire des estimations des populations qui y résident »,

Le président de la Conférence épiscopale du Burkina-Niger, Mgr Laurent Dabiré, par ailleurs évêque de Dori, a remercié la délégation pour cette démarche et s’est réjoui de la tenue de ce 5e  recensement général. Pour lui, Cette opération qui sera menée sur le territoire est une satisfaction car, c’est un indicateur que le Burkina Faso « continue de fonctionner, se bat pour poursuivre ses missions malgré la période difficile que nous vivons ». Il a prodigué des bénédictions et des encouragements pour tous ceux qui seront impliqués d’une manière ou d’une autre à cette grande opération qui intervient à la suite du recensement de 2006.  La même délégation avait effectué la même démarche auprès de la Fédération des églises et missions évangéliques le jeudi 24 octobre 2019 à Ouagadougou. L’objectif était de solliciter l’accompagnement de la  FEME par la prière, la sensibilisation et la coopération de ses fidèles pour ce recensement. Le Secrétaire Général de la FEME, Dr Etienne Zongo, avait assuré au nom du président de leur ministère, qu’ils sont prêts à accompagner le gouvernement. « Pour des résultats satisfaisants vous pouvez compter sur l’Eglise. Nous nous engageons à les accompagner comme de par le passé par la prière (…) », avait-il déclaré.

Le Secrétaire général du MINEFID avait profité de l’occasion pour faire une mise au point concernant les rumeurs de recrutement de fonctionnaires comme agents recenseurs : Concernant l’information qui circule que des fonctionnaires feraient partie des agents recenseurs, le SG du Ministère de l’Economie des Finances et du Développement, Abel Somé, affirme que, dans la pratique il n’y aura pas de fonctionnaires parmi ces agents recenseurs : « Dans le principe tel que cela est organisé, les fonctionnaires ne pourront pas être recrutés pour participer à ce recensement… Nous exigeons une disponibilité de deux, trois mois, et on ne voit pas comment pratiquement un fonctionnaire pourrait le faire. Et même si un fonctionnaire arrivait à se dégager, on a un principe qui fait qu’il ne pourrait pas contracter avec notre organisation puisque en tant qu’agent de l’Etat, il ne pourra passer un contrat avec nous. »

Le 24 octobre,   la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a reçu la mission. Les membres de la FAIB ont formulé des bénédictions et des encouragements pour la réussite du recensement. L’imam Aboubacar Yugo, a remercié la délégation du ministère pour cette démarche. Il a reconnu que le recensement est une bonne chose pour un pays car il permet d’avoir des données fiables. L’imam a promis qu’en plus des prières, des sensibilisations seront faites dans les mosquées pour accompagner l’opération.

Omar Padogo

 

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